Davidgeorgespaul
auteur compositeur interprete depuis longtemps...
Chansons
Rétrospective En septembre 2001, j’écris ma toute première chanson que j’accompagne d’une simple guitare folk : L’AILLEURS L’ailleurs ne peut être qu’higher, L’ailleurs ne peut être qu’higher, Qu’un néant, qu’une absence Là où tout n’est qu’ordre et beauté Au delà de nos consciences. Luxe, calme et volutes de fumée. L’ailleurs ne peut être qu’higher Et même si j’ me soûle : L’ailleurs c’est peut-être hier, Wine can’t drive my soul… much higher. Pour les nostalgies qui déterrent Le bon vieux rock des quinquagénaires. L’ailleurs is just a liard, D’ailleurs tu devrais l’ savoir, Un dieu pour attirer Toi qui sors toujours ton mouchoir The fools, les foules désespérées. … toi qui pleures, L’ailleurs ne peut être qu’higher… Qui rêves d’ailleurs, Un paradis, un éther D’un ailleurs higher Loin, loin de nos frontières. Puisque ici-bas, on se meurt d’heures, … de notre atmosphère, Rêve donc d’higher ! De notre sphère, Ailleurs ! Eux, disent higher, Où on laisse tout se faire. Ailleurs ! Eux, disent higher, Ailleurs, a desire, L’ailleurs ne peut être qu’higher… Higher, a desire. Un peut-être pour le pauvre être, Un Eden pour tous les poètes. David Georges-Paul – Septembre 2001 La teinte très rock du morceau m’obligera par la suite à acheter une guitare électrique. Après ce premier coup d’essai, les compositions s’enchaînent à une vitesse surprenante. J’écris en moyenne deux chansons par mois et certaines restent bien sûr au placard attendant un remaniement ultérieur. Printemps 2002, je rencontre Yohan lors d’une soirée. Nous parlons bien sûr musique et il m’apprend qu’il est batteur et qu’il joue également de la basse…Ecrits
La Taverne du Diable
Extrait : L’obscur descend… tout s’éclaire. Paris grouille enfin de toutes ces généreuses enseignes lumineuses capables de rassasier les yeux et le cœur. Mais ici, dans cette ruelle presque éteinte, vieillissent quelques rades de fortune. Des édifices crevassés par les ombres se ratatinent, se vautrent dans la paresse et l’oubli. Vieille bâtisse, parmi les vieilles bâtisses, se dissimule La Chapelle Saint-Emilion. C’était une taverne qui, à la fin du siècle dernier, battait encore son plein… une taverne où vibraient à chaque instant, sous des mains frénétiques mais expertes, les cordes des guitares espagnoles… de ces guitares qui vous chatouillent l’âme, vous brûlent les lèvres et invitent votre langue à saliver sans pudeur sur l’air de quelques chansons paillardes. On s’y réunissait pour le vin et l’éclat des conversations. Refuge des âmes perdues ou en perdition, c’était l’endroit rêvé pour un pauvre diable et ses compagnons. Surtout lorsque l’hiver se faisait rude, qu’il frappait à toutes les portes comme un damné. C’est qu’il n’y avait pas meilleur endroit pour se réchauffer ! Mais peu à peu, elle s’est ruinée d’ardoises en ardoises. Maintenant ce n’est plus qu’un vestige sacrifié au ciel capricieux, une ruine qui se tord de douleur et dont la façade grimaçante semble encore, à travers les fenêtres closes et la porte condamnée, nous dire quelque chose : Une demeure vide, en plein cœur de Paris, laissée à l’abandon : quel gâchis ! Alors que nos pauvres sont là, à s’entraîner comme des diables pour réussir au mieux leur prochain sport d’hiver ! La Taverne du Diable, David Georges-Paul|
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