Accueil » Biographie » Tao Ke Tao » Machines Sentimentales
Dés la première écoute de cet opus, on peut difficilement douter que le Mr, qui oeuvre aujourd'hui en solo, a déjà composé des musiques de films ... Les morceaux, qui semblent majoritairement instrumentaux, ne comportent pas réellement de paroles, hormis quelques voix qui clament des avertissements ou de célèbres discours … (difficile de ne pas reconnaître la voix de Martin Luther King et de son célèbre discours « I have a dream » dans « Art of war ») L’atmosphère est totalement différente d’un album ordinaire et on se laisse rapidement transporté ailleurs, s’imaginant volontiers au plein cœur d’un monde virtuel … Si vous vous attendez à un album lambda avec les traditionnels couplets/refrains entrecoupés d'un solo de guitare, vous vous êtes trompés d'adresse ! La guitare est bien là, se mêlant savamment à l’atmosphère électro de l’album, et s'emballe au fur et à mesure de l’écoute ...Si certains titres explicitent la récurrence du thème de la guerre ( "No puppet regime" avec ses "Do not go to Koweït"; « Jarvis » où l’on peut entendre le bruit d’un avion apparemment en difficulté dés l’intro ; « Art of War » dont le titre semble parler de lui-même, ou peut-être encore « Minister of death », qui traite cette fois plus de la violence), le thème mis en évidence ici est plutôt la violence sous ses formes les plus diverses … comme une sorte de constat sur nos vies où « la violence est la seule chose qui reste, quelque soit le régime »(«Moondog »).
Avec « Machines sentimentales », les amateurs d’électro/dark y trouveront certainement leur compte, ceux qui préfèrent de bons riffs aussi. Voilà un bon moyen de concilier 2 styles musicaux apparemment différents pour n’en faire qu’un ! Chapeau l’artiste !
Posteur : Lea
Auteur : Lea