Accueil » Biographie » Ajouter la biographie de Film Noir » Ajouter les information sur l'album I Had A Very Hapy Chilhud
jazz / pop / rock
Fichtre, ce groupe est bel et bien de son époque. Il réussit à joindre ses envies avec ses désirs sans omettre d'y mettre un petit grain de folie. Reliant les ramifications musicales de chacun des membres du combo pour absoudre les frontières opaques de l'élitisme sonores.
Pas totalement dans le baroque de Radiohead sur "Slow » , avec un pied coincé vers le rock des Strokes « The shooting game » , la folie pré-pubère des Presidents of the united states of america avec « An accident » , pratiquant l'échangisme sonique avec un duo opiacé entre le rock de Loud Reed, la chaleur du timbre et l'explosion de la tessiture de Coltrane avec « Slow ». Même si cela fait beaucoup, c'est tellement mesuré, dosé avec une extrême finesse que l'ensemble de l'album est une réelle harmonie.
Ce groupe possède une maitrise et une capacité à absorber une quantité folle de styles, d'atmosphères musicales que c'est survoltant, subjuguant. La palette est large et opulente, vous ne vous ennuierez pas une seconde à l'écoute de ce « I had a very hapy childhud ».
Ils ont l'air de sortir d'un film de Léo Carax, à la fois fiévreux et survoltés avec une musique qui ne souffre pas de son côté romantique, romanesque.
C'est quand les chansons s'apaisent que les climats laissent la place à des ornements jazzy, emprunt des vapeurs alcoolisées et tutélaires de Tom Waits comme sur un « The farmer ». Ce calme cristallin forme des arpèges de guitares fantasmes et l'atmosphère ouatée de l'ensemble tient dans son orgueil la pop au creux des reins. L'esprit de Sparkleshorse n'est pas loin pour un « The road » vénéneux, il y en a aussi pour la vieille anglaise et son esprit foutraque avec « CNN » et son fond de The Libertines en rut. Parfois les larmoiement de Muse viennent comme des cumulus assombrir l'arc en ciel. Le groupe pourrait à la limite être un petit frère de la pop de Tanger, avec une réflexion sensuelle similaire.
Il y a surtout la musicalité de Lloyd cole , comme sur « In a courtoom ». Cette rythmique swing, ces guitares arpégées réunissent' humbles et inspirées les influences de Cole pour Lou Reed, Tom Verlaine et du Band, c'est en entrecroisant toutes ces fines particules musicales que Film Noir donnent naissance à sa musique.
Les textes du combo sont intelligents, sensibles et riches en image ce qui ajoute beaucoup au charme de ce disque. Ce quatuor est composé de musiciens qui ne font pas la sourde oreille et laisse même apparaître dans leur univers absorbé des tensions frissonnantes.
Posteur : Film Noir