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Année : 2002
Producteur : Charlie Bauerfind
Chronique :
Apres trois ans de suspens, et apres m’etre longuement delecté du chef d’oeuvre Nightfall In Middle Earth, les allemands de Blind Guardian reviennent en force avec ce A Night At The Opera et placent, une nouvelle fois, la barre tres haut.
Meme avant de l’avoir ecouté, j’etais persuadé d’avoir entre les mains un album grandiose. Tout d’abord le titre n’est pas anodin, tout le monde aura reconnu celui de la bande a Freddy Mercury (Queen) sorti en 1975, et qui fut, lui aussi, un album majeur de son epoque, ensuite, la pochette, comme souvent avec Blind Guardian, laisse entrevoir la “couleur” de
la musique, et de toute maniere, connaissant la qualité du groupe qui n’est plus a demontrer, comment aurait-il pu en etre autrement?
Et musicalement me diriez vous? Musicalement Blind Guardian s’eloigne de son illustre prédécesseur Nightfall In Middle Earth (est-il encore utile de le rappeler?), fini les morceaux-ambiances d’une petite minute entre chaque “gros”, le moins qu’on puisse dire c’est que cet album est tres compact, les titres font tous a peu de chose près la meme durée (entre 5 et 6 minutes), sauf l’epique And Then There Was Silence, qui lui se rapproche deja plus de Nightfall de part sa construction alambiqué, on y retrouve tout Blind Guardian : des passages tres medievaux, des refrains et lignes de chants accrocheurs, des solos court mais efficace, des alternances speed / lent, bref tout les ingredients qui ont fais de NIME une
réussite totale. On retrouve le meme type d’ambiance sur The Maiden And The Ministrel Knight, qui, bien que largement plus court, reprend plus ou moins le meme theme que les parties calmes de And Then There Was Silence, une ballade moyen-ageuse donc, tres epique, avec toujours au chant un Hansi impeccable, comme tout au long de l’album d’ailleurs. Ces deux titres gardent donc Nightfall In Middle Earth comme influence
principale, et on ne s’en plaint pas !
Et les huits autres pistes alors? c’est là que Blind Guardian innove (un peu), enfin, innover est un bien grand mot, car les ingredients qui composent cet album sont plutot un melange entre les ambiances medievales de NIME et la puissance, le coté brutale et direct du Blind
Guardian epoque Imaginations From The Other Side.
Au programme, des rythmiques surpuissantes, des riffs ambiancés, des refrains et des lignes de chants impeccable, associés a des bruitages et des ambiances médiévales du meilleur effet. Plusieurs ecoutes sont nécéssaires pour bien cerner toutes les difficultés des Precious Jerusalem, Sadly Sings Destiny, Battlefield, Under The Ice, Wait For an Answer,
The Soulforged, ...
En effet, bien que ces titres soient dans l’ensemble tres rapide, et construit d’une maniere qui parrait assez simpliste (enfin simpliste, n’exagerons rien, c’est du Blind Guardian tout de meme), il n’en est rien, et c’est pour cela que sur les dix premieres ecoutes, on croirait entendre un veritable foutoire, et avec ces instrumentations dans tout les sens, on ne sait pas ou donner de la tete. Mais ne renoncez pas, sa serait vraiment dommage de passez a coté de ce joyau faute d’avoir persevéré. Une fois que toutes les facettes de chaque morceaux vous seront devenu familieres, il est certain que cette album ne décollera plus de votre
platine !
En résumé, avec ce A Night At The Opera, Blind Guardian réédite l’exploit qu’il avait fais avec NIME trois ans plus tot. A savoir un chef-d’oeuvre d’une richesse incroyable, difficile d’accés, mais une fois qu’on y est, le bonheur est tellement intense qu’on pardonne aux allemands les difficultées encontrées pour y parvenir !
Posteur : scorfly
Auteur : Lelldhorin