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Accueil » Biographie » Dream Theater » Six Degrees Of Inner Turb

Dream Theater : Six Degrees Of Inner Turb chroniqué par scorfly

Line-Up :
James Labrie - Chant
John Petrucci - Guitares
Mike Portnoy - Batterie
Jordan Rudess - Claviers
John Myung - Basses

Chronique :
Six Degrees Of Inner Turbulence est le sixième album studio de nos amis américains, et il lui incombe la lourde tâche de succéder à ce monument du Metal Progressif qu'est Metropolis Part II : Scenes From A Memory. Sans grande surprise, Mike Portnoy et ses potes ont décidés de ne pas reconduire le thème du concept album pour éviter les comparaisons fastidieuses entre les deux crus.

Présenté sous forme de double-album, il est aisé de remarqué qu'une sorte de tri a été effectuer pour le choix du placement des pistes. En effet le premier cd contient uniquement des tueries, des longs morceaux aggressifs, épiques, techniques et envoutants. Les dix minutes de Blind Faith (et son intro planante), ou encore les treizes minutes des Glass Prison (sur lequel quelques discrets scratchs font leur apparition) et Great Debate (sur lequel Dream Theater prend position à propos du clonage d'embryon humain en apportant des arguements de taille) passent sans encombre, on se surprend même à regretter qu'ils se terminent si vites ! Deux autres excellents morceaux viennent completer ce premier CD quelque peu surprenant : Misunderstood, un mid tempo planant où James Labrie s'en donne à coeur joie sur les lignes de chant, et Disappear, première ballade du disque qui démontre une fois de plus qu'il n'est pas nécessaire d'envoyer du tapping à tout rompre ou de sortir des breaks déroutants pour faire passé de l'émotion. Disappear annonce donc la couleur pour le deuxième CD de la meilleur des manières.

Après la véritable claque reçue sur le premier disque, voyons donc de quoi retourne ce second CD, qui est en réalité un seul et unique morceau (éponyme) découpé en huit pistes. Après une longue intro instrumentale (6'49 min tout de même), About To Crash nous arrive en pleine face, suivi de peu par War Inside My Head, deux excellents titres, beaucoup plus calme que ceux présent sur l'autre CD, beaucoup plus progressif aussi, on retrouve ici le Dream Theater auquel on est habitué depuis Images And Words, et ce n'est pas pour me déplaire ! Puis on a le droit à l'enchainement de l'album ! L'enchainement qui va elever ce Six Degrees Of Inner Turbulence au rang de chef-d'oeuvre ! En effet, entre l'effreiné Test That Stumped Them All et son riff assassin mêler à la magique batterie de Mike Portnoy (Mr. Huit-Bras), la triste douceur de Goodnight Kiss (waouh ce solo de guitare, je fond !) et la rythmique acoustique plombée de Solitary Shell, on a pas le temps de souffler ! Puis la reprise d'About The Crash revient sans prévenir et John Petrucci nous balance un de ses riffs dont il a le secret en pleine figure !

Les claviers majestueux de Jordan Rudess et la basse cisailleuse de John Myung venant se mêler à l'ensemble, ceci fini de nous faire tombé définitivement amoureux de ce disque hors norme, où les musiciens sont au meilleur de leur forme (mention spécial à Mike Portnoy pour son jeu encore plus varié que sur Metropolis Part II : Scenes From A Memory), et où l'intelligence des paroles et des compositions (John et Mike pour la plupart) en suprendra plus d'un. Un album riche, sans aucun doute beaucoup plus riche que ce vous n'avez jamais pu entendre, un album magique, tout simplement. Merci Dream Theater pour ce lot de frisson tout au long du disque, merci !

Posteur : scorfly