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Accueil » Biographie » Iron Maiden » The Number Of The Beast

Iron Maiden : The Number Of The Beast chroniqué par Lelldhorin

"The Number Of The Beast" est le troisième album d'Iron Maiden et fait suite à un "Killers" plutôt bon, mais pas génial comme pouvait l'être leur premier opus, "Iron Maiden". C'est d'ailleurs celui-ci qui vallut au groupe une reconnaissance internationale, grâce notamment aux tueries que sont "Prowler", "Remember Tomorrow", ou "Transylvania", pour n'en citer que trois.

Comme chacun sait, le troisième album d'un groupe est souvent le plus révélateur à propos de la qualité général d'un groupe. Un album charnière dans une discographie. Et Iron Maiden était attendu au tournant, notamment par ceux qui constataient la perte de vitesse des Led Zeppelin, Deep Purple, et même Black Sabbath. Ainsi, le contexte de la sortie de "The Number Of The Beast" était plutôt favorable à la Vierge de Fer, et cette dernière a su en profiter. Paul Di'Anno est remplacé par le chanteur d'un groupe totalement inconnu : Bruce "Bruce", de Samson. En rejoignant les rangs de Maiden, il reprendra son vrai nom, à savoir Bruce Dickinson.

Et l'album commence en trombe, avec un "Invaders" surpuissant. La première surprise vient du timbre de voix de Bruce, qui n'a absolument rien à voir avec celui de son prédécesseur. Ceux qui ont découvert les albums à l'époque ont du avoir une sacrée surprise. Mais après plusieurs écoutes, on s'habitue à ce chant criard. Mieux : on en redemande tant celui ci colle parfaitement à la musique. On comprend alors que Iron Maiden et Bruce Dickinson étaient fait pour s'entendre. Confirmation sur "Children Of The Damned", assurément mon morceau préféré du groupe, toute période confondue. Ca commence comme une ballade sur une agréable mélodie à la guitare, et ça monte en puissance sur tout le morceau, jusqu'au refrain absolument fédérateur.

"The Prisoner" et son intro mémorable, "22, Acacia Avenue", racontant la suite de "Charlotte The Harlot" du premier album, et l'éponyme "The Number Of The Beast" s'ensuivent, et nous confortent dans l'idée que l'on avait déjà : ce disque est énorme. Et "Run To The Hills", morceau absolument imparable en live, et surtout "Hallowed By The Name", titre préféré du groupe selon la majorité écrasante des fans, achèvent cette tuerie.

Car c'est bien cela dont il est question. "The Number Of The Beast", en 1982, devient assurément le meilleur album de heavy metal jamais écrit. Et aujourd'hui, en 2005, alors que le heavy a plus qu'eu le temps d'assoir sa suprêmacie, d'aucuns le soutiennent encore. Et en effet, peu d'albums l'ont surpassés. Non sur la qualité, mais surtout sur l'impact qu'il a eu : "The Number Of The Beast" a pris la tête des charts américains, et a surtout fait réagir bon nombre d'anti-metaleux, et notamment des intégristes chrétiens américains qui accusaient le groupe de satanisme.

En tout cas, le groupe passe sans encombre le cap difficile du troisième album, et, à l'heure où la vague punk prenait de plus en plus d'importance, s'impose comme l'une des valeurs sûres de la scène anglo-saxonne. "The Number Of The Beast", ou l'avènement d'un monstre : Iron Maiden.

Posteur : Lelldhorin