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Chronique par Shadowkeep50
Année : 2002
Genre : Heavy/Speed Metal Melodique
Label : NTS
Line-Up :
Chris Bay - Vocaux, Guitares, Claviers
Dan Zimmermann - Batterie
Cedric Dupont - Guitares
Ilker Ersin - Basses
Le troisième album, quel que soit le groupe, est toujours un obstacle difficile à surmonter : au premier album, si le groupe se rate, la jeunesse pardonne l'erreur qui au pire passe inaperçue, le deuxième album permet de confirmer le succès du premier ou de corriger le faux-pas, s'il y a eu. Le troisième, quant à lui, se doit d'innover pour empêcher les médias et les fans de leur reprocher un manque d'originalité et de tourner en rond. Cette difficulté, Freedom Call a su la contourner avec beaucoup de métier, car bien qu'Eternity n'apporte aucun élément nouveau dans la musique du groupe et encore moins dans le Heavy/Speed en général, cette troisième galette n'en est pas moins excellente, et devrait permettre aux allemands de se garder une place au chaud parmis les ténors du genre tels que Rhapsody, Gamma Ray, Stratovarius et autres Blind Guardian.
Première nouveauté, Freedom Call a (enfin!) décidé de supprimer la ridicule petite intro de trentes secondes qui servait de piste n°1 sur les précédents opus Crystal Empire et Starway To Fairyland et la remplace par le premier titre speed de l'album (sur 7 au total), Metal Invasion. Le refrain apparaît au bout de deux minutes trentes, et je dois dire qu'il est tout bonnement exceptionnel, une vrai tuerie qui donne envie d'être hurler en choeur ! Les autres titres de ce Eternity sont du même accabit, les riffs acérés des guitares sont appuyés par des envolées symphoniques majestueuses de claviers, le tout ficelé par une basse impeccable sur laquel la voix de Chris Bay vient se poser, modulant son timbre à la perfection, passant du aigu au grave d'un instant à l'autre sans la moindre difficulté. Des vocaux Death apparaissent même sur Ages Of Power, mais ce n'est pas pour nous déplaire car ceux-ci sont admirablement maitrisé, on sent que nos allemands ont écouté le Colony d'In Flames pour nous écrire ce court passage déléctueux.
Avec trois ballades au compteur (contre une seule sur Crystal Empire), les "loveurs mélancoliques" seront comblés : avec un son à la Edenbridge (époque Sunrise In Eden) sur le solo principal, des passages acoustiques façon Manticora (Reversed) et un refrain qui rentre en tête au bout de trois ou quatres écoutes, Bleeding Heart est surement le morceau le plus difficile d'accès de l'album, contrairement à Flame In The Night, qui elle, s'incruste immédiatement dans notre encéphale. Construites sur un plan speed dont le tempo aurait été divisé par trois, cette très jolie ballade est à conseiller aux dépréssifs suicidaire cherchant une lueur d'espoir dans ce bas monde. Enfin, Turn Back Time clôt l'album sur une note très triste mais terriblement magnifique, qui marque avec le coté très "happy metal" du reste de l'album.
C'est un fait, Freedom Call n'a pas dévier d'un pouce son Speed Metal Melodique à tendance Symphonique depuis Crystal Empire, mais cet album et si puissant, si entrainant, si heureux, si enjoué, si jouissif (c'est le mot !) que l'on ne peut les en blâmer. Avec Eternity, Freedom Call ratrappe sans aucune difficulté certains ténors du genre, et si l'influence des Rhapsody, Helloween et autres Gamma Ray se fait grandement ressentir, c'est à travers une touche typiquement Freedom Call, qui donne une dimension personnel immense à ses compositions et suplantant ainsi bon nombres de formation bien trop conventionel et insipide. Freedom Call a bien mérité sa place au firmament du Speed Melodique ! Bravo les gars !
Posteur : scorfly