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Radiohead : Amnesiac (0)

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Radiohead : Amnesiac (0)

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01/ Packt Like Sardines in a Crushd Tin Box
02/ Pyramid Song
03/ Pull/Pulk Revolving Doors
04/ You and Whose Army?
05/ I Might Be Wrong
06/ Knives Out
07/ Morning Bell/Amnesiac
08/ Dollars & Cents
09/ Hunting Bears
10/ Like Spinning Plates
11/ Life in a Glass House

 

bouton chronique La chronique de Drosofist

Année : 2001
Label : Parlophone

Chroniquer cet album est quelque chose de très dur pour moi. Etre objectif dessus devient carrément impossible. Pour le petit racontage de vie, j'ai découvert le groupe avec cet album. Et j'ai commencé par detester oui oui. Car cet album, je l'ai hait, il m'a donné mal à la tête, il m'a enervé et bien plus encore jusqu'au jour où m'etant amouraché de ok computer du même groupe, je me suis dit qu'il fallait que je rejette une oreille attentive à cet album. Et quelle claque. Et cette claque est répetée, elle revient à chaque fois que j'écoute cet Amnesiac.

Cet album est composé en partie de chutes de studio de kid A, leur precedent effort, effort renversant d'originalité et d'une qualité immense. Forcément, on s'attendait donc avec Amnesiac à une extension du monde onirique et romantique de Kid A, mais ce fut tout le contraire. "Si Kid A voulait donner l’impression de contempler un incendie dans le lointain, Amnesiac vise à placer l’auditeur au beau milieu des flammes" (Thom Yorke). Cette phrase du leader du groupe résume bien la teneur de cet album. Si vous trouvez kid A dépriment, celui là l'est 100 fois, et va bien plus loin dans les entrailles de l'âme humaine. Ici, tout est froid ou nostalgie pure. Cet album n'est pas émouvant, on ne passe pas cet case, il est juste sombre. Il n'est pas beau non plus, il est juste bon.

Le mélange d'électronique et de rock (ou de pop, au choix) est toujours de la partie, mais sous un angle nouveau, plus un grand pan du groupe nouveau. En effet, l'électronique n'est plus un feu d'artifices de sonorités planantes mais un condensé économique de beats froids, de claviers basiques et hypnotiques, les guitares de sont plus belles et enivrantes mais là encore répétitives et menacentes. Comme je le disais auparavant une influence tout nouvelle vient se greffer à cette dualité une influence jazz. Une influence qu'on pouvait deviner dans la fin de the national anthems sur kid a mais qui prend tout son sens ici. Cette influence se fait d'ailleurs sentir tout au lond de l'album.


1. Packt Like Sardines In A Crushd Tin Box: petites percussions tribales... gros beat à pas écouter quand on à mal à la tête, clavier hyper simple et entetant, voix efficace: cette chanson marque dejà la difference avec Kid A. Il n'y a aucune chaleur dans cette chanson, les arrangements éléctroniques au fil de la chanson font froid dans le dos. Dieu que c'est bon. C'est pas très complexe, aucun élément foncièrement nouveaux mais l'osmose de la chanson dégage quelque chose de tellement novateur...

2. Pyramid Song: Le single de l'album, qui est accompagné d'un clip somptueux. Mais ici, pas de single accrocheur. C'est une ballade religieuse, mais pas le genre de ballades qu'on met dans une boom de gamins pour emballer^^. Non, c'est encore une fois très bizarre. La chanson est avant tout basée sur une mélodie au piano, très lente, originale. Des coeurs aériens, un orchestre symphonique typé "oriental" viennnent se greffer pour rendre cette chanson très fraîche et dépaysante. Et cette voix déshumanisée... et ces paroles splendides... Mais il ne faut pas oublier la batterie sur ce morceau. Elle apparait au milieu de la chanson, et elle est fascinante, réellement, avec un jeu très jazzy. En résumé, une chanson indispensable, bien moins accéssible qu'on pourrait croire cependant.

3. Pulk/pull Revolving Doors: Cachez vous sous votre couette, regardez si toutes les portes sont vérouillées, pulk/pull Revolving doors arrive. Cette plage est inaudible pour beaucoup, des gresillements énervants, des beats martelés, des "voix" qui fairaient même peur à un sourd. Et ça dure en plus près de 4 minutes dans cette monotonie pure. La première fois que vous ecoutez ce cd, il faudrait sauter cette plage, pour pas dégouter de l'album. Pourtant, j'adore ce "bruit" car c'st rien d'autre que du bruit, ça ne ressemle à rien et c'est ça qui est excellent. Il faut la prendre au second degré pour l'apprecier, voir qu'il faut être fort pour creer une musique aussi immonde à la première écoute. Maintenant, elle me met presque en transe quand je suis dans un certain état, d'autres fois, je la saute. Vous l'aurez compris, on ne peut pas être y être indifferent à Pulk/Pull Revolving doors...

4. You And Whose Army?: Après l'experience précedente, avec cette musique du "futur", on retombe plusieiurs decennies en arrière, au temps où le jazz etait omnipotent, que les crooners etaient adulés. C'est une chanson très zen, très apaisante et 100% rétro. On accroche pas au début forcement mais on se laisse happer par cette nostalgie pure, cette explosion blues-jazz à la fin, offrant un contraste saisissant avec les deux chansons qui la borde.

5. I Might Be Wrong: Un autre single. Retour aux guitares aussi, avec un mélodie très grave et hypnotique. Avec comme pour la première chanson une boîte à rythmes et un clavier très simple. Et sur cet équilibre assez froid encore, vient s'ajouter la voix de thom qui se vois moduler encore une fois. Elle devient ici très très aérienne. La force de la chanson réside dans ce chant qui survole tout le reste, un chant superbe, et une mélodie extraordinaire tant par son originalité que par sa pertinence. Un Must!

6. Knives Out: Le dernier single, et ici festival de guitares, avec un s héhé. Car en plus de la guitare sèche récurrente s'ajoute une autre guitare aux harmoniques superbes! Le chant est plus naturel, par contre la mélodie est encore bizarre. Mais cette chanson reste bizarre elle aussi, elle a un rythme particulier, un feeling un peu jazz. Dommage qu'elle soit un peu répétitive. C'est d'ailleurs le défaut de cet album, la répétitivité est voulue, elle marche très bien, mais des fois c'est un peu trop. Très bonne chanson quand même, qui a fait l'objet d'un clip excellent et très novateur d'ailleurs.

7. Morning Bell/amnesiac: Un remix! Un reprise! Enfin comme vous voulez, mais en tout cas elle reprend morning bell de kid. Souvenez vous (ou pas) de cette chanson minimaliste avec sa batterie obscédante (et chiante aussi^^). Et ben elle revient, dans une version completement differente, et personnelent mieux. De ce minimalisme, on est passé à une chanson où les claviers se succedent se chevauchent, se repondent au dessus de la guitare sèche. La métaphore n'est pas de moi, je précise, mais cette reprise serait une BO parfaite pour un film de Tim Burton, une BO poétique et étrange à la fois. Un joli coup réussi par le groupe quand on connait la difficulté de cet exercice.

8. Dollars And cents: "Au pays de l'or noir" avec ce morceau. La rythmique est très jazz, la basse l'est completement. Les deux sont excellents d'ailleurs. Par contre le reste, je suis plus que circonspect, j'aime pas le chant sans relief, l'orchestre symphonique sert pratiquement à rien. C'est la chanson que j'aime pas de ce disque, la seule. Dommage, avec une aussi bonne base ruthmique pourtant...

9. Hunting Bears: Courte interlude sans ambition. Un truc qui ressemble vaguement à uen guitare très bizarre, un petit clavier derrière. J'ai pas grand chose à dire d'autre dessus, sinon que c'est excellent, ambient et c'est tout^^.

10. Like Spinning Plates: "on reprend cette mélodie à l'envers et on en fait une chanson". Voilà ce que Thom a du se dire au debut de ce like spinning plates. La légende veut que sa mélodie chantée soit trouvée en inversant je sais pas quoi par une simple manipulation informatique. Original, n'est ce pas? Toujours est il que c'est quand même un petit chef d'oeuvre. La première moitié de la chanson est insrumentale, enfin... c'est de l'électronique pure plutôt, agréable, planant, pourtant on frôle le mauvais goût pour arriver finalement à la conclusion inverse! Et après la voix arrive, très haute, et d'une beauté rare. Et ça se finit très vite. Cette chanson, avec une structure classique aurait été un tube incroyable, une pure chanson de stade, mais radiohead font les bizarreries qu'ils leurs plaisent et tant mieux.

11. Life In A Glasshouse: Dejà la dernière, snif. Mais on finit en apothéose avec peut être la meilleure chanson du disque. Elle a une structure classique couplet-refrain donc son originalité ne réside pas là. C'est bien dans son instrumentation qu'il faut chercher, son instrumentation Jazz. Hautbois, clarinette, trompette, tout y est, et tout est facilement décernable. Batterie et piano suivent la marche. Quelle classe! Vraiment c'est du très haut de gamme cette instrumentation.
Le chant se met plus en retrait pour être mieux saisi de la beauté et de la mélancolie de chaque instrument. On ne peut pas ne pas aimer ce morceau d'anthologie.


La conclusion sera brêve. Cet album, on l'adore ou on le deteste. il a plein de défauts: morceaux trop linéaires, pas aussi fouillé et touffu que Kid A, pas de tubes fédérateurs auquel on peut se racrocher. Mais il va au dessus de ses considerations. Cet médiocrité apparante cache une créativité pure, un talent unique et immense pour ce qui est de creer des ambiances et une authanticité à chaque morceau. Rapellez vous, on est placé "au beau milieu des flammes", cet experience n'est pas facile à vivre mais elle devient vite une drogue ou du moins un entité à part auquel on revient souvent.

Posteur : scorfly
Auteur : Drosofist

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