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Loïc
Radius system est un jeune groupe essonnien composé de 2 membres pour cet album et de 2 autres membres pour les concerts. Leur concept est le créativisme : un courant musical à part entière où tous les musiciens d’une même formation doivent permuter d’instrument sans problème et prendre l’art pour un défouloir et non une machine à fric. Le but étant de faire partager sa passion aux autres.
Tout d’abord, on peut noter un remarquable travail sur la conception du visuel et du press book plastifié qui m’a été envoyé. Cela fait plaisir, de voir que des musiciens prennent autant de soin à préparer leurs promotions en oubliant pas de glisser un autocollant et un petit mot dans la boîtier CD où il y a écrit : « Bonne écoute ».
J’ai pour habitude d’écouter les CD sur mon ordinateur et là je suis assez surpris d’observer qu’il existe une partie bonus contenant des photos, des vidéos, les paroles des musiques,... le tout présenté dans une superbe réalisation digne des plus grands noms de la musique.
Au niveau musical, on retrouve bien les influences de groupes tels que Cave In ou encore Refused qui selon moi est nettement plus hardcore que Radius System, ce qui peut sembler logique puisque nous avons affaire à du post-hardcore.
L’album commence par le titre « Comalys », qui m’a accroché de suite avec des riffs puissamment hargneux et qui nous lancent dans quelque chose de noisy au moyen d’un chant saisissant, donnant par ce biais un effet post apocalyptique. Cela confirme bien le style évoqué par le visuel de l’album.
Une pointe d’électronique redondante en fond sonore pour calmer un peu les esprits du précédent morceau, « Alone or pretending » est enfaîte un tourbillon qui vous fera plonger dans une atmosphère aux multiples facettes.
C’est ravageur et ça m’agrippe par l’oreille pendant 4 minutes, à l’aide d’un instrument à cordes qu’est le piano, il s’agit de « Visions collapse ». Il vient ensuite « Washed out », avec 6 minutes d’une musique électro que je qualifierais d’assez posante, en réalité il est question d’un court répit dont il faut profiter pour finir ce titre surpuissant qu’il ne faudrait en aucun cas louper.
On peut retrouver « Now we blow », qui est interprété avec un saxophone et donnant une sensation assez contrastée voire même psychédélique. Sans oublier « Excitement of the sense », une véritable démonstration furieuse de la puissance du post-hardcore.
Enfin pour le reste des titres, je vous invite vivement à les découvrir par vous-même, vous succomberez vous aussi au créativisme de ce groupe très éclectique en devenir.
Ma note : 9/10. Je n’ai pas pour habitude de mettre 10 et puis rien n’est parfait, même pas moi (encore moins moi).
Posteur : Loïc