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Nous sommes en 1976, les 101’ers, un groupe de « pub rock » jouant du rythme & blues emmené par un certains Joe Strummer viennent d’enregistrer « Keys To Your Heart ». Apres l’un de leurs concert, deux anciens étudiants aux Beaux-Arts, jouant désormais dans le groupe London SS, nommé Mick Jones et Paul Simonon viennent a la rencontre de Strummer pour lui dire qu’ils détestaient sont groupe mais qu’ils appréciaient sa présence et sa voix .
Le lendemain, Joe quitta son groupe dans le but de faire parti du mouvement punk. Il rejoignit avec le guitariste des 101’ers (Keith Levene) Mick et Paul, bientôt rejoint par le bassiste Paul Simonon et batteur Terry Chimes (recruté sur audition). London SS change alors de nom pour The Clash dont les membres originels sont donc : Strummer (voix), Levene (guitare), Jones (guitare), Simonon (basse) et Chimes (batterie).
Ils donnèrent leur premier concert durant l ‘été 1976 et Keith Levene les quitta peu après. The Clash se fit en quelques mois une réputation assez chaude dans le milieu punk se qui leur permis de faire la première partie des Sex Pistols (pour « Anarchy Tour ») la même années.
Malgré le fait qu’ils n’assurèrent 3 spectacles lors de cette tournée, ils gagnèrent une certaine popularité et décrochèrent un contrat de disque en février 1977 avec CBS. L’album est enregistré en trois week-ends, et s’intitule The Clash. Dès que les enregistrements furent complétés, Terry Chimes quitta le groupe et fut remplacé par Topper Headon.
Au printemps 77, leur premier simple, « White Riot », atteint la douzième place des charts tout en étant totalement ignoré par les radios. Le groupe part alors en tournée pour le "White Riot Tour" avec les groupes The Jam et The Buzzcocks.
Cet album comprend le titre « Police And Thieves » de Junior Murvin, cette chanson donne une première indication de la voie reggae que le groupe suivra peu après. CBS ayant, contre l’avis du groupe, extrait « Remote Control » de l’album, The Clash répliquera en sortant aussitôt « Complete Control » réalisé par le producteur de reggae Lee Perry, une attaque en règle de sa maison de disques.
Au cours de 1977, Strummer et Jones se retrouvèrent en prison à quelques reprises pour certaines offenses mineures allant du vandalisme à un vol de taie d'oreiller. Pendant ce temps Simonon et Headon furent arrêtés pour avoir tiré sur des pigeons voyageurs avec un fusil à air comprimé. (Evénement qui sera évoqué dans la chanson « Guns On The Roof »)
Leur image de hors la loi prit alors de l'envergure, mais ils commencèrent aussi à s'impliquer socialement comme par exemple dans un concert contre le racisme.
Cette conscience sociale se fit sentir sur le simple suivant « White Man In Hammersmith Palais » qui parut en 1978 (En même temps que le simple « Clash City Rockers »). « White Man In Hammersmith Palais » est un reggae qui impressionne suffisamment le public britannique pour être désigné comme 45 tours de l’année dans plusieurs revues. Peu de temps après qu'il ait atteint la trente deuxième place, ils commencèrent à travailler sur leur 2è album avec le réalisateur Sandy Pearlman, un ancien membre de Blue Öyster Cult. La gestation du disque fut longue et laborieuse, et certains ne manquèrent pas de déplorer que Pearlman ait dénaturé le son de The Clash en le tirant vers le heavy metal. Si, de fait, Give 'Em Enough Rope est celui sur lequel le groupe aura exercé le moins de contrôle, cela ne l’empêche pas d’obtenir un succès immense en Angleterre avec une 2è position au palmarès alors que l'album n'atteignit que le 128è rang aux États-Unis au printemps 79.
Ils firent une première tournée américaine au début de 79 intitulée « Pearl Harbor ». Cet été-là, le groupe lança en Angleterre un E.-P « The Cost Of Living » qui contenait une reprise du Bobby Fuller Four, « I Fought The Law ». Par ailleurs, leur premier album est enfin publié aux Etats-Unis, mais dans une version différente de l’originale, comprenant la plupart de leurs 45 tours et une 2è tournée américaine suivit. Pour cette tournée, ils demandèrent les services du claviériste Mickey Gallagher (de Ian Dury's Blockheads). Au cours de leurs 2 tournées américaines, ils eurent des groupes R&B en support comme Bo Diddley, Sam & Dave, Lee Dorsey et Screamin' Jay Hawkins, en plus du rocker country Joe Ely et du groupe punk/rockabilly The Cramps. Leurs choix de groupes en support commença à montrer leur fascination pour le vieux rock n' roll et ses légendes.
Le troisième disque se fait attendre plus que prévu : c’est qu’il doit s’agir d’un double album où The Clash, aidé du producteur Guy Stevens qui avait déjà travaillé avec Mott The Hoople, prétend enfin donner toute sa mesure sans subir de pressions extérieures. Le résultat est éclatant : le double album London Calling (1979), où le groupe fait une synthèse admirable entre le punk rock et le reggae est tout simplement un des plus incontestables monuments de l’histoire du rock. Il lui permet, pour la première fois, de voir un de ses titres (« Train In Vain ») figurer dans les classements américains. Ils partirent ensuite dans une immense tournée à succès à travers les États-Unis, l'Angleterre et l'Europe.
À l'été 1980, ils mirent sur le marché allemand le simple dub « Bankrobber » qui avait été enregistré avec le DJ Mikey Dread. À l'automne, « Bankrobber » est mi sur le marché britannique ; ce sera un des plus gros succès du groupe, pour la plus grande confusion de la compagnie CBS, qui s’était d’abord opposée à sa publication.
Le groupe partit ensuite à New York pour enregistrer la suite à London Calling. Les enregistrements réalisés par le groupe lui-même se firent avec beaucoup de tension. En novembre, une mini compilation dédiée au marché américain fut mise sur le marché, Black Market Clash.
Pour l’album suivant, The Clash se met en tête de présenter à son public, sans faire de tri, tous les morceaux sur lesquels il aura travaillé au cours des séances d’enregistrement. Le résultat est le triple album (maintenant double CD) : Sandinist. Pour rester à la portée de tous, ce disque est vendu à un prix très modique, le groupe ayant pour cela renoncé à ses droits sur les 200 000 premiers exemplaires vendus. Comme on pouvait s’y attendre, l’ensemble est très inégal, mais avec toutes ses imperfections, ce disque est l’un des plus passionnants de la carrière du groupe. Il présentait en effet un tournant musical important avec énormément de reggae et de rythmes du monde, ce qui a pu déplaire aux fans de la première heure. Ce mélange des genres et des cultures fait de ce disque un des grands précurseurs de ce que l’on appellera plus tard la world music. Par ailleurs, comme le titre l’indique, The Clash prend le parti de mettre davantage en avant ses positions politiques : une seule chanson sur trente-six prenant fait et cause pour le mouvement sandiniste au Nicaragua, il y avait quelque chose de délibérément provocant dans le fait de donner un tel titre à l’album. La presse anglaise se montrera très dure avec ce disque, mais les critiques de rock français le désigneront comme l’album de l’année. (De plus, ce fut le premier album de The Clash à se vendre mieux aux États-Unis que dans leur pays natal).
Après avoir passé l'année 1981 en tournée ou à se reposer, ils retournèrent en studio vers la fin de l'année pour enregistrer leur 5è album avec le réalisateur Glyn Jones, un ancien réalisateur/ingénieur pour les Rolling Stones, The Who et Led Zeppelin. Headon quitta le groupe peu de temps après les enregistrements. La presse parlait alors de différences politiques avec le groupe alors qu'on apprenait plus tard qu'il avait dû quitter à cause de graves problèmes de drogue (avec l'héroïne). Ils le remplacèrent par le batteur original du groupe Terry Chimes au moment de la parution de l'album Combat Rock au printemps 82.
Ce Disque dont le titre peut apparaître comme un manifeste de l’esprit du groupe est encore une fois inégal, mais sur lequel on trouve certaines des plus grandes réussites de The Clash, comme notamment (« Rock The Casbah» et « Should I Stay Or Should I Go ? », qui passeront tous les deux près de la moitié d’une année dans le Top 100 américain)
Ce fut leur plus grand succès commercial entrant à la seconde place en Angleterre et atteignant le top 10 aux États-Unis au début de 1983. Même si grâce à cet album le groupe a pu se faire connaître du grand public, il s'agissait d'une trahison pour les fans de la première heure qui voyaient leurs héros devenir pop.
Combat Rock est donc avant tout le disque de la consécration commerciale pour The Clash, le cachet de 250 000 livres qu’ils reçoivent pour participer à l’U.S. Festival (Californie) de même que assurés la partie de The Who dans leur tournée d'adieu a l'automne 1982 en sont des exemples montrant leur indice de popularité.
Bien malheureusement, cette période sera de courte durée, car de très sérieuses tensions commencent à se faire sentir au sein du groupe : Chimes fut congédié et remplacé par Pete Howard (ex-Cold Fish), les problèmes de dépendance à l’héroïne forcent Topper Headon à partir, le 1er septembre 1983 et Mick Jones en est évincé pour « rupture de l’état d’esprit initial » en effet, il semblerait que Jones ait voulu incorporer des éléments de hip-hop à la musique du groupe (ce qu’il ferra avec sa nouvelle formation, Big Audio Dynamite) et que Strummer et Simonon, de leur côté, aient voulu revenir à une formule plus proche du punk rock de leurs débuts ; à partir de 1984, avec deux nouveaux guitaristes, Nick Sheppard et Vince White, ainsi que le batteur Pete Howard, The Clash donnera une série de concerts qui confirmeront cette nouvelle direction.
Le public attend avec quelque anxiété le premier album de The Clash sans Mick Jones, Cut The Crap sortit en 1895 est détesté de la critique et n'ayant presque pas vendu, l'album allait être renié par la suite par Strummer et Simonon. Cette «débâcle artistique » provoque aussitôt le départ des trois nouveaux membres et, de fait, la fin du groupe.
La séparation du groupe allait s'avérer définitive, malgré bon nombre de rumeurs voulant qu'ils se réunissent. Quand la chanson « Should I Stay Or Should I Go ? » fut utilisée dans une publicité télévisée de Levi's en 1992, le simple fut relancé par CBS en Angleterre et il atteignit le #1, ce qui ajouta à la machine à rumeurs voulant que le groupe se réunisse. En 1995-96, lorsque les Sex Pistols ont fait un retour, on a encore une fois regardé du côté de The Clash, mais sans succès.
Topper Headon fera une carrière solo sans conséquence, avant d’avoir de sérieux démêlés avec la justice pour trafic d’héroïne. Paul Simonon formera un groupe, Havana 3 A. M., dont album ne fera guère de bruit. Mick Jones se consacra à son nouveau groupe Big Audio Dynamite. Quant à Joe Strummer, après avoir sorti deux simples (Love Kills en 1986 et Trash City en 1988), puis un album assez décevant, Earthquake Weather en 1989, il reparut fin 1999 avec Rock Art And The X-Ray Style, sous le nom de Joe Strummer & The Mescaleros.
En dépit de la relative brièveté de sa carrière, The Clash, qui a su tirer le meilleur de l’énergie punk avant de dépasser les limites du genre et d’abattre les barrières entre différentes musiques dont il fut parmi les premiers à réaliser la synthèse, a conquis sa place parmi les groupes les plus importants et les plus influents des années 70 et 80.
Le 23 décembre 2002, on apprenait le décès du leader du groupe et de l’icône punk, Joe Strummer à l'âge de 50 ans.
Merci aux sites : - http://www.ifrance.com/lostsongsandotherblues/index.html
- http://www.ed-wood.net/clash.htm
-
- http://www.chez.com/richardion/the_clash.htm
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Merci à "Invité" pour sa contribution.
Auteur : Pontcho
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