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Miss Stanley
Critique générale : Le son largement dans les normes pourrait très bien passer sur nos ondes : un rock simple avec une voix claire. Sans grande originalité tout de même, bien que certaines choses sont à retenir absolument (comme la chanson de clôture)…. A vous de voir si vous adoptez le concept !
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1-Ce soir : Ecoute-t-on la chanson pour ses paroles plus qu’évocatrices ou son son frenchie rock ? Comme le laisse deviner cette première chanson, le groupe opte pour une recette simpliste mais qui peut néanmoins s’avérer efficace.
2- La fille de l’email : Chanson moins carrée et précise que la précédente, la ligne musicale n’en perd pas pour autant ses repères…sans exceptionnalité cependant…
3- Derrick taxi : La voix toujours dans les mêmes tons, c’est le jeu de guitare, particulièrement dans la deuxième moitié du morceau, qui se détachera pour venir vous titiller l’oreille.
4- Et puis sans doute : Les couplets se font visiblement volontairement languissants, mais laissent malheureusement un vide, contradictoire avec le refrain magistralement interprété…non sans rappeler automatiquement une patte de Muse (le groupe !!!).
5- Le chien andalou : Visiblement, le groupe est plus efficace dans l’action, car ici la ligne de basse effrénée ne nous laisse pas d’échappatoire, même si les influences multiples nous entraînent vers des horizons variés.
6- En rêve je suis un autre homme : Enchaînement musicalement logique pour cette chanson qui réunit les mêmes ingrédients que la précédente, donnant de plus en plus de crédibilité à cette galette.
7- Coma : Au rythme plus saccadé, même si l’instrumental est bon, la voix n’y est pas à son avantage.
8- Une autre nuit à l’Hôtel : Toujours dans la simplicité, ce morceau passe, mais en rappelle cruellement d’autres…
9- Ils s’entendent pas : On retourne dans le posé, le morceau se fait plus harmonieux…et une autre voix se fait entendre un instant… un peu de fraîcheur qui relance la machine !
10- Avec toi tout va mieux : Jolie intro instrumentale qui sait accueillir pour ne pas nous laisser l’impression de tourner en rond. Comme sur la plupart des morceaux, la basse se détache avec joie de l’instrumental pour se mettre en valeur.
11- Quand je sors de mon lit : A ce stade de l’album, on commence tout de même à avoir ce sentiment de répétition…rien n’y fait…
12- Sur le Zinc : Auditeur recherche désespérément originalité… sans les sympathiques crescendos, on ne serait que faire… il faut passer le cap des deux minutes pour rentrer dans le jeu qui commence enfin à montrer son ampleur.
13- Mes mots d’amour sonnent faux : Dommage qu’il est fallu attendre le final pour pouvoir écouter un si beau morceau, avec lequel, on peut le dire, on finit en beauté…la seule chose que je dirais : « à écouter sans plus attendre » !!!
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Posteur : Loïc
Auteur : Miss Stanley
Bis de Capri
Difficile tâche que celle de retranscrire sur album une énergie live dévorante dont on s'est fait la spécialité. Pour le trio parisien triumviro, habitué des scènes obscures et des grandes gerbes de décibels, l'expérience du premier album promettait de réserver quelques pièges. Piège de parvenir à retrouver leur spontanéité explosive, piège de mettre en valeur les textes sans édulcorer la hargne des guitares, piège enfin de braver des conditions d'enregistrement délicates (changement d'équipe et de studio en cours de route, tensions avec le label, 18 mois de réalisation)...
A l'arrivée, la première écoute de l'album laisse dubitatif. Si la qualité des compos est indéniable, le son est froid, malgré la touche de maître Ken Ploquin aux manettes. La voix, retenue, est loin des envolées auxquelles nous ont habitué les concerts du groupe. Au final, L'album, très dense et compact, donne une impression d'étouffement, malgré plusieurs titres d'une évidence rare.
Mais si Journal Infirme ne déjoue pas toutes les embûches semées sur la route de triumviro, il pose néanmoins les bases d'un rock fiévreux aux textes chiadés et sensibles, blotti dans une niche à l'originalité évidente. Le concept même de l'album justifie à lui seul l'adhésion : Les 13 titres constituent une seule et même histoire, originale et bien ficelée. On y croît !
Et puis, triumviro, c'est avant tout trois instrumentistes bien au delà de la moyenne, qui parsèment l'album de mises en places et de breaks époustouflants.
En bref, Journal Infirme constitue une première clé, imparfaite, mais séduisante, pour découvrir un groupe à part sur la scène française.
Posteur : Bis de Capri